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En mars prochain débutera une nouvelle Année Polaire Internationale. La précédente, il y a 50 ans, fut l'occasion d'une mobilisation internationale en Antarctique. En pleine guerre froide, cette coopération scientifique remarquable s'est conclue par la signature du Traité de l'Antarctique. Le principal objectif de ce traité était d'assurer, pour l'avenir de l'humanité, que l'Antarctique soit pour toujours occupé exclusivement à des fins pacifiques et ne soit jamais le sujet de discorde : les chercheurs sont dans l'obligation d'échanger leurs résultats, les revendications territoriales sont gelées, toutes activités militaires et nucléaires sont interdites.
La reconduction du Traité en 1991 interdit l'exploitation des richesses potentielles de l'Antarctique jusqu'en 2041.
Cet acte fondateur de l'Année Polaire Internationale 1957-58, a été le fruit d'une communauté scientifique unie.
L'état du monde a changé et les régions polaires sont tout particulièrement touchées par les changements climatiques. La communauté scientifique internationale est mobilisée sur ce problème qui engage l'avenir de l'humanité.
Gageons qu'à l'instar de l'Année Polaire Internationale précédente, l'universalité de la science saura imposer au monde des mesures environnementales majeures,
au-delà des intérêts sectoriels et nationaux.
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