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    Generali Arctic Observer
    Total Pole Airship
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    le dernier acte d’une trilogie | Avril 2010
    Après avoir atteint le pôle Nord en tirant seul son traîneau pendant 63 jours (1986), dérivé quatre mois sur la banquise à bord du Polar Observer (2002), Jean-Louis Etienne décide de se lancer dans la traversée solitaire de l’océan Arctique en ballon : Spitzberg, pôle Nord, Alaska, un parcours de 3500 Km. Par cette traversée audacieuse, il veut attirer l’attention du monde sur le chaos climatique à l’échelle planétaire qu’engendrerait la disparition de la banquise arctique.

    Le 5 avril 2010 à 3 h du matin, le routeur Luc Trullemans donne le feu vert météo. JLE décolle du Spitzberg aux commande d’une rozière, un ballon mixte hélium/air chaud. Arrivant dans la proximité du pôle Nord, une tempête chassera le ballon vers la Sibérie où il atterrira après 5 jours d’un voyage éprouvant : le plus souvent sans visibilité, panne électrique, vol à 200 m de la banquise, risque d’échouage, insomnie, incendie sur un brûleur, oedème cérébral à 5000 m d’altitude pour rejoindre la Sibérie !

    Même si le vent l’a écarté de la route qu’il s’était fixé, il a réussit la première traversée de l’océan Arctique en ballon.
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    Total Pole Airship
    Total Pole Airship
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    Station Russe Barnéo située à 89°N | Avril 2007
    Dans le cadre de l’Année Polaire Internationale 2007-2008, l’expédition Total Pole airship a pour objectif de mesurer l’épaisseur de la banquise qui recouvre l’Océan Arctique. Pour cela nous survolerons de part en part l’océan gelé en passant par le pôle Nord à l’aide d’un dirigeable sous lequel sera fixé un appareil (EM bird) qui enregistre instantanément l’épaisseur de la glace de mer.
    En avril 2007, notre campagne d’étalonnage va permettre d’affiner la précision de l’EM-Bird. Dans la région du pôle Nord, nous allons sélectionner une parcelle de banquise (200m x 60m) traversée par une crête de compression. Le survol avec l’instrument accroché sous un hélicoptère donnera « l’épaisseur EM-Bird ». La vérification de cette mesure se fera par comparaison avec l’épaisseur réelle de cet échantillon de banquise dont nous allons faire la topographie en 3D.
    Cette expédition a pris fin le 22 janvier, avec la destruction par une tempête de notre dirigeable.
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    Clipperton
    Expedition Clipperton
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    Océan Pacifique | Décembre 2004 › Avril 2005
    Clipperton, seul exemple d'atoll corallien dans le Pacifique Est, est un des systèmes insulaires les moins perturbés du monde, ce qui lui confère un intérêt scientifique et patrimonial important.
    Réunissant des chercheurs de toutes les disciplines, l'Expédition Clipperton a pour objectif de réaliser un Etat de la Nature de cet atoll méconnu : identification, comptage et origine des espèces, répartition de la biodiversité dans le Pacifique, étude du passé climatique et réponse aux agressions environnementales actuelles, recherches de nouveaux principes actifs …
    Ce travail d'inventaire s'inscrit aujourd'hui dans une nécessité absolue, pour comprendre et mettre en place les mesures de protection de la biodiversité, et des grands équilibres planétaires.
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    Mission Banquise
    Mission Banquise
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    Pôle Nord | Avril › Juillet 2002
    Déposé au pôle Nord en avril 2002, la banquise me conduira vers le nord-est du Groenland. La vitesse de déplacement dépendra des conditions de vents et de l'état de la glace : elle peut varier entre 5 et 20 km par jour.
    Après 3 mois de navigation au gré des courants de dérive, je serai récupéré par un brise-glace qui viendra à ma rencontre au début du mois de juillet 2002.
    Le programme d'observations et de mesures de cette expédition concerne la météorologie, l'atmosphère, la glace de mer, l'océan polaire, la vie marine sous la banquise, la faune, un ensemble de données sur l'état de l'écosystème Arctique et son évolution, dans le contexte climatique et la contamination de l'environnement mondial qui nous préoccupent aujourd'hui.
    Le site de la Mission Banquise est une véritable "encyclopédie polaire" qui vous aidera dans votre découverte et votre compréhension de l'Arctique.
    (Jean Louis Etienne - 2002)
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    Spitzberg
    Spitzberg
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    Pôle Nord | Novembre 1995 › Juin 1996
    Il s’agit d’un hivernage d’essai pour le bateau Antarctica, afin de préparer la "Dérive Arctique". Ce projet vise la traversée de l'océan Arctique à bord du bateau pris dans la glace et emporté par le courant de dérive transpolaire allant du détroit de Béring vers la côte est du Groenland, en passant par le pôle Nord.
    Après une navigation autour du Spitzberg, Antarctica est placé en situation d’hivernage dans une baie bien protégée du Van Mijen Fjord, à l’ouest de l’île. Les journées raccourcissent rapidement et le bateau s’immobilise, pris dans une banquise qui s’épaissit jusqu'à atteindre 1 mètre d'épaisseur. Comme prévu, le bateau se soulève légèrement pour échapper au serrage de la banquise. Une longue nuit de trois mois s’installe. A bord, chacun a des occupations bien définies : entretien du bateau, prélèvements de plancton, mesures et comptages régulièrement effectués à l’extérieur, radio communication… En février, avec le retour de la lumière du jour, l’équipage se lance dans des randonnées à skis à travers les vallées sauvages. En mars, le programme océanographique dans les fjords occupe toute l’équipe. Enfin, en mai, après huit mois d’immobilisation, le bateau retrouve sa liberté !
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    Erebus
    Erebus
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    Antarctique | Décembre 1993 › Mars 1994
    L’Erebus se trouve en Antarctique, au fond de la grande échancrure de la mer de Ross. Ce volcan actif, dont le cratère culmine à 3 794 mètres, contient un lac de lave en fusion. En 1974, Haroun Tazieff et son équipe avaient tenté de descendre au fond du cratère pour prélever des échantillons de lave. Ils avaient échoué à cause d'une hyperactivité dangereuse du volcan. La mission Erebus marche sur les pas du célèbre volcanologue français. Le 11 décembre, Antarctica quitte le port de Hobart, en Tasmanie. Pendant la traversée, les trois scientifiques de l’expédition commencent leurs prélèvements quotidiens d’air et d’eau de mer. Après dix jours de mer, l’équipage atteint la mer de Ross. Malheureusement, elle est couverte d'une banquise quasi infranchissable. L’Antarctica doit se frayer un passage dans les glaces pendant plus de trois semaines avant d’arriver au pied du volcan. Après dix jours d'ascension jusqu'au sommet du cratère, une nouvelle déception attend les scientifiques. Le cratère est éventré par des explosions et des effondrements. Tout au fond, le lac de lave s’avère inaccessible. Du matériel d'analyse est descendu dans le cratère pour prélever des échantillons de gaz, mais il sera impossible de se rendre au fond du puits.
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    Antarctica
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    Navigation australe | Août 1991 › Février 1992
    Sur sa route, l’Antarctica va à la rencontre d’une nature sauvage, essentiellement peuplée d’animaux. Toute l’équipe a eu un véritable coup de foudre pour la Géorgie du Sud, une petite île hérissée de montagnes et de glaciers, dont les côtes sont déchiquetées par des fjords profonds. Mis à part les scientifiques anglais chargés d’étudier la géologie, la biologie, la météorologie et l’océanographie, l’île est le royaume des animaux. Les otaries, les éléphants de mer et les phoques y côtoient plus de 30 espèces d’oiseaux (manchots, albatros, pétrels…).
    Le 6 août, Antarctica part de la péninsule de Valdés, en Argentine, pour observer les baleines. L’équipage met ensuite le cap vers l’archipel britannique des Falkland, où il rencontre des pêcheurs et des éleveurs de moutons. Après un passage par le détroit de Magellan, la Patagonie et le mythique cap Horn, il fait route vers la Géorgie du Sud, un paradis pour la faune de l’océan Austral, puis se dirige vers l’Antarctique. Antarctica croise les premiers icebergs et file vers les Orcades, inaccessibles à cause de la glace, puis vers les Shetland du Sud, avant d’atteindre l’Antarctique. L’expédition revient en Patagonie le 17 janvier, après six mois de navigation dans des mers particulièrement difficiles.
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    Patagonie
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    Patagonie | 1982 et 1991
    Ascension (1982) Jean-Louis Etienne a fait sa toute première expédition dans les montagnes de Patagonie en 1975. En 1982, il revient à bord de Gauloise III pour une nouvelle expédition mer et montagne. L’objectif : l’ascension du Riso Patrón, un sommet accessible uniquement par la mer. Il n’existe qu’une seule photo de ce sommet, car les vents qui viennent du Pacifique obscurcissent sans cesse le ciel. Bloquée par le mauvais temps pendant dix jours, l’équipe ne parvient pas au sommet, mais réalise cependant la première traversée du Hielo Continental, un immense glacier séparant l’océan Pacifique de la cordillère des Andes.

    Navigation (Septembre 1991) Avec son bateau Antarctica, Jean-Louis Etienne explore les canaux de la Patagonie à la Terre de feu, en passant par le cap Horn, pour réaliser une série de films destinés à un programme éducatif sur les régions australes. L’équipage va à la rencontre de pêcheurs de crustacés dans le fjord de Geronimo, puis met le cap vers Puerto Misericordia pour retrouver l’épave du Santiago, un navire échoué il y a plus d’un siècle.
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    Transantarctica
    Transantarctica
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    Antarctique | Juillet 1989 › Mars 1990
    La plus grande traversée de l’Antarctique à traîneaux à chiens par une expédition internationale : Will Steger (Etats-Unis), Jean-Louis Etienne (France), Viktor Boyarsky (URSS), Tchin Daho (Chine), Geoff Sumer (Grande-Bretagne) et Keizo Funatsu (Japon).
    Le 25 juillet 1989, l’équipe part de l’extrémité de la péninsule Antarctique pour une traversée encore jamais tentée. Devant elle, 6 300 kilomètres de désert blanc. L’expédition est constituée de trois traîneaux de vivres et de matériels, chacun tiré par douze chiens. Les hommes skient à côté des attelages, parcourant en moyenne 33 km par jour sur l’ensemble de la traversée. Le 11 décembre 1989, ils atteignent le pôle Sud, où se trouve la base américaine, Amundsen-Scott. Début février, les voici à Vostok, la base russe, le lieu le plus froid du monde. Enfin, sept mois après le départ, le 3 mars 1990, ils arrivent à la station Mirny, sur la côte est.
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    Groënland
    Groënland
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    Groënland | Juillet › Août 1979 et Avril › Mai 1988
    Navigation (Juillet et août 1979)
    Jean-Louis Etienne organise sa première expédition polaire. A bord du Japy-Hermes, alpinistes et marins prennent la mer le 14 juillet 1979 pour le Groenland. L’objectif : gravir les sommets de la région d’Umanak, au nord de l’île Disko, sur la côte ouest.
    Traversée (Avril et mai 1988)
    En 1988, avec cinq compagnons, Jean-Louis Etienne réalise la première traversée sud-nord du Groenland à traîneaux à chiens. Partis le 18 avril de Narssarssuaq, à l’extrême sud de l’île, ils atteignent le glacier de Humbolt, tout au nord, après deux mois de traversée. Cette aventure est un entraînement de 2 000 km destiné à préparer l’expédition Transantarctica, la grande traversée de l’Antarctique, en 1989-1990.
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    Pôle Nord
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    Pôle Nord | Mars › Avril 1986
    Objectifs : Parvenir au pôle Nord géographique seul, à ski, avec un traîneau et quelques points de ravitaillement pour les vivres et des habits secs.
    Parti le 6 mars de Ward Hunt Island, à l’extrême nord du Canada, Jean-Louis Etienne parvient sur l’axe de rotation de la Terre (le pôle Nord géographique) le 14 mai 1986. 63 jours de marche et plus de 1 000 km, parcourus à une moyenne de 20 km par jour. Chaque jour, il marche 8 heures d’affilée sans pouvoir s’arrêter pour déjeuner à cause du froid. Dans la journée, il se nourrit en grignotant des galettes et des fruits secs. Vers 4 heures de l’après-midi, il monte la tente dans un endroit plat, si possible abrité du vent. Après un goûter chaud bien mérité et un peu de repos, il communique par radio et reçoit sa position. C’est ensuite l’heure du dîner, puis une nuit réparatrice pour affronter la journée du lendemain. Mis à part quelques traces d’ours, il ne fera qu’une seule rencontre au cours de son voyage. Le 9 avril, il retrouve, par un complet hasard, Will Steger et son équipage, qui se rend au pôle avec des attelages de chiens.
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