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LA FAUNE / CNIDAIRES (ANIMAUX URTICANTS)
Les Scyphozoaires (ou vraies méduses)
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C’est un petit groupe d’environ 350 espèces qui correspond aux animaux que nous désignons communément comme les « méduses ». En effet, dans ce groupe de Cnidaires, c’est cette forme qui domine. En forme de coupe renversée, leur ombelle est en général découpée en plusieurs lobes et porte des tentacules urticants ainsi que des structures sensorielles. Les Scyphozoaires (Scyphos = coupe , zoon = animal) ne présentent la forme fixée que très temporairement lors de leur reproduction unique dans son genre.

De sexes séparés, les méduses émettent leurs produits sexuels dans l'eau où se fait la fécondation. Il en résulte un œuf, puis une larve qui se fixe et se développe au fond pour donner un petit polype sur lequel apparaissent des étranglements. Après quelques jours, le polype est alors comparable à une pile d'assiettes. Ces dernières se détachent une à une et forment, après s’être retournées, de petites méduses de quelques millimètres de diamètre. Ce phénomène se nomme la strobilation et concerne les espèces côtières comme l’Aurélie (Aurelia aurita). Chez celles qui vivent en haute mer, le stade polype n’existe pas et la larve donne directement de jeunes méduses.

Les Scyphozoaires sont des espèces planctoniques dont le diamètre varie de 2 centimètres à plus d’un mètre et que l’on peut rencontrer dans toutes les mers depuis les pôles jusqu’aux tropiques. Se laissant porter par les courants, ils peuvent se maintenir à la hauteur souhaitée grâce aux contractions rythmiques de leur cloche. Ils se nourrissent de petits poissons et de zooplancton qu’ils ingèrent après les avoir capturés à l’aide de leurs tentacules garnies de cnidocystes.

Dans les eaux côtières, les piqûres de quelques espèces sont un danger pour les baigneurs ; Certaines années dites « années à méduses », on constate de fortes proportions d’individus non loin du littoral. Ce phénomène est surtout dû aux hautes températures saisonnières.
 
Un exemple de méduse : /Aurelia
Transparence de la Méduse
© Jean-François Flot – MNHN