Jean-Louis Etienne - Actualités
  Médias et Conférences | Environnement et sciences | Expédition en cours
 
 
Jean-Louis Etienne
 
2015
avr.
2014
juin.
2011
nov.déc.
2009
avr.
 
 
 
 
mercredi 15 avril 2015
Persévérer, le dernier livre de Jean-Louis Etienne
 
Nous avons tous un destin à découvrir, à inventer, à construire& En 1986, jai marché soixante trois jours, seul sur la banquise, pour atteindre le pôle Nord. Ce fut le tournant décisif de ma vie dexplorateur. Pendant trois décennies, je nai jamais cessé dimaginer de nouvelles aventures. Pourquoi suis-je resté fidèle à lappel des déserts glacés entendu dans lenfance ? Pourquoi ai-je entrepris des études de médecine alors quon me destinait à une vie dartisan ? Pourquoi ai-je renoncé aux perspectives prometteuses dune carrière de chirurgien ? Pourquoi suis-je prêt à repartir, demain, vers locéan Austral ? On ne bâtit pas une existence sur des projets inachevés. Même si le chemin paraît difficile, il faut persister sur la voie de ses rêves. Aujourdhui, riche de tous ces moments de souffrance et de félicité, après avoir maintes fois résisté à la tentation de labandon, un mot apparait en filigrane: persévérer !
 
 
jeudi 26 juin 2014
Changement climatique : Risky Business
En décembre 2015, Paris accueillera la COP 21, la conférence mondiale sur le climat organisée par les Nations Unies. Cest une échéance majeure que la France, pays hôte, se doit de réussir pour éviter que Paris ne soit associé à un échec comme la été Copenhague à la tristement célèbre COP15 de 2009. Toutes les initiatives citoyennes visant à promouvoir lurgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre sont bienvenues. Les ONG sy emploient activement. Les politiques ont besoin de ces mobilisations populaires qui créent du consensus. Mais la solution est complexe pour deux raisons majeures : 1 - Le développement économique mondial repose sur la combustion massive du charbon, la moins chère et la pire des énergies fossiles pour le climat et la santé humaine. 2 - Imposer la restriction de sa consommation, cest porter atteinte à la souveraineté des Etats dans leurs choix énergétiques. Et on nest pas au bout de la galerie, car les ressources planétaires en charbon sont très abondantes et sa consommation croissante va accélérer le réchauffement climatique. Alors comment réunir toutes les forces ? A la conférence de Paris le public et les ONG répondront au rendez-vous et les politiques du monde entier seront en embuscade pour négocier le meilleur compromis entre la limitation des risques climatiques et le développement économie de leur pays. La question est : jusquou pousser le curseur entre mesures incitatives pour lesquelles il est plus facile dobtenir un consensus, et mesures contraignantes qui seront rejetées par une majorité de pays. Des ouvertures encourageantes se dessinent en Chine et aux Etats-Unis, les deux principaux émetteurs de C02, mais ne nous leurrons pas, jamais les USA nont ratifiés de traité onusiens (à part le Traité de lAntarctique), ce qui ne veut pas dire quils ne font rien. Un groupe de grands industriels et hommes daffaires américains a décidé de porter une initiative quils ont baptisée The Risky Business. On y trouve notamment Michael R. Bloomberg lancien maire de New York, touché au cSur et profondément au portefeuille par louragan Sendy. « La diversité de nos milieux professionnels, de nos opinions politiques, et nos multiples expériences dans la gestion de grandes entreprises complexes, sous-tend que nous ayons des points de vue différents sur le changement climatique. Même si nous pouvons être en désaccord sur les réponses appropriées, nous voyons tous la même chose qui se profile : le changement climatique est un problème urgent qui requiert toute notre attention ». Il serait souhaitable que des industriels et des hommes daffaire français et européens constituent un groupe du même ordre, pour apporter le poids de leur expérience de terrain et proposer des solutions réalistes sur les économies dénergie, les énergies décarbonées , le marché des permis démission de carbone, afin de rompre la spirale ascendante des coûts exorbitants des désastres climatiques annoncés. Un bon fédérateur serait lAcadémie des Technologie où un noyau dexpert fait un travail remarquable sur ce sujet. La Terre souffre dune fièvre chronique et nous entrons dans la phase des complications ; il est temps dagir efficacement.
Risky Business
 
 
jeudi 01 décembre 2011
L'analyse de Jean-Louis Etienne sur la situation climatique (extrait de son dernier livre: Nouvelles Histoires Naturelles)
Dernier bilan : la température moyenne de la Terre s'est réchauffée de 0,8°C en un siècle ! Fièvre chronique évolutive. Urgence du traitement avant complications. Si les scientifiques n'en avaient pas parlé, on ne s'en serait pas aperçu, et c'est là tout le problème. Car une élévation moyenne de 0,8°C n'est pas une valeur perceptible. Par contre, à l'échelle de la planète, cela représente une accumulation considérable de chaleur qui conduit vers dindiscutables changements climatiques. Le débat passionné dans lopinion publique se nourrit de lamalgame sémantique entre bilan radiatif de la Terre et réchauffement climatique. Le premier est une mesure scientifique à léchelle planétaire, lautre une valeur populaire jugée à laune de la météo locale que lon prend tous les jours à la télé au moment du JT. Il suffit dun hiver rigoureux relayé par quelques profiteurs médiatiques pour discréditer cette vérité qui dérange. A linverse, un été torride nest pas davantage à mettre au crédit de la thèse du réchauffement climatique. Il serait une erreur de se fier au temps quil fait pour juger des conséquences à venir de cette fièvre chronique de la planète dont les complications ne vont pas tarder à se manifester. Quand on a 37,8 °C, ce nest jamais que 0°8 C au-dessus de la normale, on parle de petite fièvre, on couve quelque chose. La Terre en est là aujourdhui et les signes cliniques les plus évidents viennent des pôles. Loin du bruit de fond de lagitation climato-médiatique, les régions polaires sont aux avant-postes, le réchauffement y est indiscutable. Il ne serait plus possible par exemple demprunter litinéraire de la grande traversée du continent Antarctique que jai faite en 1989-90, car le Larsen iceshelf, une plateforme de glace de 600 kilomètres à lest de la Péninsule Antarctique, a disparu en 1995 et 2002. Au pôle opposé, le Grand Nord est aujourdhui la région du monde la plus touchée par le réchauffement climatique. Une des raisons est que la neige et la glace qui réfléchissent le rayonnement solaire sont en régression, si bien que le sol et locéan, de moins en moins protégés par une surface réfléchissante, absorbent davantage le rayonnement solaire. Les eaux libres de locéan Arctique captent la chaleur du soleil ce qui accélère la fonte de la glace avoisinante et réchauffe latmosphère. Sur les terres circumpolaires, le permafrost fond de plus en plus en profondeur. Construites dans un passé encore récent sur un sol gelé en permanence, les maisons deviennent bancales, seffondrent, les routes se lézardent et deviennent impraticables. Autrefois gelées toute lannée, dimmenses étendues marécageuses apparaissent dans la toundra, libérant dimportantes quantités de méthane. Les sols chauds et secs libèrent du gaz carbonique. Ces deux gaz accroissent leffet de serre. Plus au sud, les arbres de la forêt boréale se couchent car les racines perdent leur ancrage dans un sol très mou. On assiste à un phénomène demballement qui avait été sous-estimé par les premiers modèles. A ce rythme, la banquise devrait totalement disparaître de locéan Arctique, en fin dété seulement, vers 2030. Au nord comme au sud, les calottes glaciaires libèrent de plus en plus dicebergs ; cette eau douce apportée à la mer fait monter le niveau des océans et va affecter la circulation océanique. Ces changements géographiques perturbent déjà les peuples autochtones dans leurs déplacements et leurs modes de vie. Cela touche aussi les espèces animales peu communes, qui ont réussi le pari biologique de simplanter aux frontières de la vie, des frontières quaujourdhui nous transgressons. Les régions polaires ne livrent pas seulement un témoignage visuel du réchauffement climatique. Lanalyse des carottes creusées dans les glaces millénaires de lAntarctique et du Groenland, révèlent le climat de ces 800 000 dernières années, 8 cycles climatiques glaciaires et interglaciaires qui se succèdent de façon régulière. Les ondulations parallèles des courbes de température, du CO2 et du méthane illustrent létroite corrélation entre la température moyenne à la surface de la Terre et la teneur de latmosphère en gaz à effet de serre. On explique ces variations climatiques naturelles par le changement graduel dorientation de laxe de rotation de la Terre tous les cent mille ans, qui modifient lincidence du soleil et donc la chaleur reçue par la planète. Mais lascension rapide et simultanées de ces trois indices depuis deux siècles, signe la part induite par lhomme dans le changement climatique depuis le début de lère industrielle. Ces stress thermiques qui affectent les régions polaires, nauront pas que des répercussions locales ; ils vont impacter lensemble du climat de la Terre. En effet, la dynamique du climat repose sur léquilibre entre la chaleur des tropiques et le froid des pôles. Mais nous avons ouvert la porte du frigo et ce déficit en frigories polaires commence à manquer pour compenser les calories tropicales. En Atlantique Nord, les eaux chaudes de surface poussées par les alizés saccumulent vers lArc Antillais où se créent en fin dété les conditions propices au déclanchement des cyclones de plus en plus forts et fréquents. Les phénomènes identiques se produisent dans lOcéan Indien et à lOuest du Pacifique où lon parle de typhon. Sur les continents, on assiste à une montée en latitude de la sécheresse et à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes : tempêtes, inondations, tornades& Cette fièvre chronique de la Terre ne conduit pas vers un réchauffement harmonieux à la surface du globe ; nous allons vers davantage de chaos climatiques. Lurgence des traitements politiques, industriels et individuels simpose avant lapparition des complications. Mais des résistances sorganisent et imposent sans cesse des recadrages pédagogiques. Laccroissement du bilan thermique de la Terre est dû avant tout au forçage de leffet de serre par les activités humaines : la combustion des énergies fossiles, lintensification de lagriculture, la déforestation. Latmosphère qui enveloppe la Terre agit comme la serre du jardinier en piégeant une partie des rayons du soleil qui la traverse. Ce piégeage de chaleur, qui a créé les conditions propices à lapparition de la vie, est dû aux gaz à effet de serre (GES) présents dans latmosphère. La vapeur deau en est le principal acteur : on sait que les nuits de ciel pur sont plus froides que les nuits où la couverture nuageuse garde la chaleur de la terre. Mais la vapeur deau est une variable à court terme qui conditionne la météo. Les plus préoccupants, et qui engagent les changements climatiques sur le long terme, sont les GES issus des activités humaines : le méthane, loxyde nitreux et surtout le gaz carbonique* émis par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, qui ne cesse de croître. Les incrédules, qui pensent en levant les yeux au ciel que nos rejets atmosphériques sont dérisoires dans limmensité du ciel, sont les mêmes qui pensent que locéan est si vaste quon peut tout y déverser sans conséquences. Latmosphère qui enveloppe la planète ne fait quune cinquantaine, de kilomètres dépaisseur, léquivalent dun film de cellophane tendu autour dune grosse citrouille et le gaz carbonique ne représente que 0,03% de sa composition ! Cest donc un GES très puissant qui agit à létat de traces. En deux siècles, depuis le début de lère industrielle, la teneur en gaz carbonique de latmosphère est passée de 280 ppm à 380 ppm aujourdhui. Nous avons installé autour de la Terre un double vitrage au gaz carbonique et il nest pas prêt de disparaître : les molécules de CO2 émises au cours du premier voyage en voiture dun bébé à la sortie de la maternité, auront toutes été recyclées par la nature quand il deviendra centenaire ! Le problème est que le coupable est invisible, et il agit de façon pernicieuse sur la durée, ce qui dilue dans le temps lurgence de mise en oeuvre des mesures proposées par le GIEC*. Lobjectif est de limiter à 2°C lélévation de la température moyenne de la Terre dans ce siècle, sous peine de sévères complications. Cette équation climatique est certainement une des plus ambitieuses et difficiles à résoudre. Pour être justes et efficaces, les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre doivent être prises conjointement par tous les États, en prenant en compte des variables dajustement entre les gros émetteurs et les pays pauvres. Cétait lobjectif de la Conférence sur le climat de Copenhague en décembre 2009, qui devait sceller dans le marbre onusien lengagement de toutes les nations. Copenhague était laboutissement dune somme considérable de travaux qui avaient débuté en 1988 avec la création du GIEC (Groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat). Au Sommet de la Terre en 1992, tous les chefs dEtat avaient signé la convention de Rio, première prise de conscience internationale sur les risques liés au changement climatique. En décembre 1997, 38 pays industrialisés avaient signé le fameux Protocole de Kyoto, sengageant à réduire les émissions de six gaz à effet de serre*, entre 2OO8 et 2012. La Chine et lInde, considérés comme des pays en développement, en étaient dispensés. De nombreux pays développés, dont les Etats-Unis, ont refusé de ratifier ce protocole. On espérait beaucoup de la conférence de Copenhague, pour laquelle la planète entière sétait mobilisée avec lespoir que la raison environnementale mondiale lemporterait sur les intérêts nationaux. Tous les chefs dEtat étaient présents, comme à Rio en 1992, mais on nétait plus au stade des intentions mais de la signature dengagements quantitatifs et juridiquement contraignants. On attendait un signal fort des Etats-Unis et de la Chine, les deux plus gros émetteurs de CO2. Ce fut un échec. Cette résistance mettait en exergue la limite des intentions : quand on touche à lénergie, on touche à la souveraineté des Etats et aux libertés individuelles, si bien que le problème est politiquement complexe ! Il ne fallait pas sattendre, par principe, à une adhésion des États-Unis qui nont jamais ratifié les grandes initiatives onusienne comme la Cour pénale internationale, la Convention des Nations unies sur le droit la mer ou le protocole de Kyoto, et récemment la Convention sur la diversité biologique signée par 190 pays en octobre 2010 à Nagoya. Les Américains ont accepté de ratifier la reconduction du Traité sur lAntarctique parce que linterdiction dexploiter ses richesses a été limitée dans le temps par un moratoire de 50 ans. Cela ne veut pas dire que cette grande puissance ne prenne aucune initiative en matière de lutte contre le changement climatique, ils occupent le premier rang mondial pour les investissements dans les nouvelles énergies, mais ils veulent garder la maîtrise de leur reconversion énergétique. La Chine de son côté voulait bien signer un calendrier de réduction démissions de gaz à effet de serre, mais nacceptait aucun contrôle sur ses engagements. Les Chinois vont bientôt irriguer le monde déolienne, panneaux solaires, piles à combustibles, batteries lithium ion&, des produits verts à bon marché, pour la production desquels ils construisent une centrale au charbon par mois ! Il y a tromperie sur la marchandise. Doù lidée récurrente de la taxe carbone aux frontières, mais comment en établir le taux si on na pas connaissance du bilan carbone de fabrication des produits ? Il faut peut-être attendre les progrès des satellites capables de mesurer avec précision les émissions de CO2 sur des parcelles géographiques déterminées. Cela permettrait de suivre à la trace les puits et surtout les émetteurs de dioxyde de carbone. Mais les grandes puissances comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, lInde, lAustralie, ne veulent surtout pas de ces contrôles pour la bonne raison quon assiste à un retour en puissance du charbon et quelles possèdent des réserves pour plus dun siècle ! Du côté de lUnion Européenne, qui ne possède que très peu de réserves fossiles, les députés ont adopté le paquet climat-énergie sous la présidence française en décembre 2008 : réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, amélioration de 20% de l'efficacité énergétique et 20% d'énergies renouvelables dici 2020. Mais cette communauté dintentions sest effritée avec des contraintes modulées selon les Etats. Chacun a négocié son ordonnance ce qui a considérablement affaibli la prise en charge réelle du problème climatique par lUE. Mais comment demander aux Polonais ou aux Roumains qui viennent daccéder à un développement autonome, quils doivent utiliser parcimonieusement leur charbon pour limiter le réchauffement climatique à 2°C dans le siècle, alors que plus de 90% de leur électricité provient des centrales au charbon : le message est inaudible. Cependant lEurope à lavantage dêtre dirigé par des femmes et des hommes inconnus du public ce qui permet des prises de décisions communautaires audacieuses, voire impopulaires, sans conséquences sur leur carrière politique nationale. En mars 2011, Connie Hedegaard, commissaire européenne en charge des questions climatiques, a annoncé le dernier objectif encore plus ambitieux: réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, par rapport à leur niveau de 1990. La feuille de route est tracée : 40% de réduction en 2030 et 60% en 2040. Le premier examen de passage sera en 2020, les 27 sétant engagés à réaliser 20% d'économies d'énergie. Cest techniquement et économiquement possible, à conditions dune prise en compte solidaire de tous les acteurs, politiques, chefs dentreprises et de chacun dentre nous. Y a til vraiment dautres solutions que la réduction des émissions de CO2 pour stabiliser le bilan thermique de la Terre ? Que peut-on attendre des propositions des géo ingénieurs planétaire et des climato septiques ? Les premiers, des savants cosmiques, proposent des solutions théoriques pour réfléchir le rayonnement solaire vers la haute atmosphère : ce sont des élucubrations qui nont aucune chance de voir le jour : projets trop coûteux, trop complexes pour un résultat aux conséquences imprévisibles. De leur côté, les climato septiques défendent des arguments sur la responsabilité des fluctuations solaires, mais leur façon de rassurer le monde en négligeant le rôle du CO2 est irresponsable et contre-productive. En soutenant lidée que la combustion des énergies fossiles est sans répercussion sur le climat, ils détournent en plus lattention du public de lurgence énergétique qui va se poser à nous dans quelques décennies, notamment pour les transports. Jemploie le mot urgence à dessein, comte tenu de linertie des phénomènes climatiques et de la réponse industrielle. Actuellement la moitié de lélectricité consommée aux Etats-Unis et en Allemagne provient des centrales au charbon et cette consommation va saccroître ; le charbon pourrait fournir 45% de lélectricité mondiale vers 2030 ! Il est totalement irresponsable de laisser saggraver cette fièvre chronique de la Terre. Son traitement exige de gros investissements pour les économies dénergie sur lhabitat et les bâtiments tertiaires (bureaux, commerces, patrimoine communal, équipements publics), pour le développement des énergies renouvelables et les recherches sur les centrales au charbon propres avec séquestration du CO2 qui pourrait simposer à nouveau !? Il est capital de faire ces investissements aujourdhui, tant que lactivité économique nest pas dégradée par des coûts daccès à lénergie trop élevés. Climat/énergie, comment sortir gagnant de la civilisation carbone ? Cest une des équations du siècle. (* CO2 ou dioxyde de carbone ou gaz carbonique) * Le CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6.
 
 
 
 
 
Contact Lettre d'information Aide Crédits Mentions légales Espace presse
Jean-Louis Etienne  English version
Septième continent - La maison d'édition